entreprenariat

Le #digital_jambar est un programme financé par Internet Society à travers son programme de subvention d’organismes communautaires « Strengthening Communities, Improving Lives and Livelihoods – #SCILLS » au Bangladesh, à la Colombie et au Sénégal.

le #Digital_Jambar est un programme de CTIC Dakar sur 15 mois qui a pour objectif d’accompagner des entrepreneurs et porteurs de projets à la croissance économique dans les domaines de l#éducationn, la #santé et l#agriculturee et à la création d’emploi avec la mise à disposition d’outils et de méthodologies innovants pour assurer leur autonomie.

• Vous êtes jeune, femme, étudiant, porteur de projet;
• Vous résidez dans les régions de Dakar, Thiès, Saint Louis et Ziguinchor;
• Vous avez un projet à forte valeur ajoutée;
• Votre projet est en phase de prototypage et est replicable;
• Vous êtes Disponible à 100% sur ce projet;
Alors candidatez maintenant via ce formulaire : http://bit.do/fMQox jusqu'au 07 Février 2021 à 23h59.
Les projets retenus bénéficieront d'un accompagnement par un réseau de formateurs, coaches et mentors mis en place dans leurs régions.

La candidature des femmes est fortement recommandée !
#Digital_Jambar Internet Society #Scills

Tous les ans, l’agence londonienne GEDI Institute, en collaboration avec le Global Entrepreneurship Network font état d’une liste des pays africain où l’environnement entrepreneurial est le plus favorable. Cette étude permet de donner les 15 premiers pays qui ont travaillé efficacement pour promouvoir l’entrepreneuriat, un travail qui se relate dans un rapport nommé Global Entrepreneurship Index. La dernière étude effectuée par l’équipe a ainsi permis d’analyser l’environnement entrepreneurial au sein de 132 pays avec un classement qui s’était établi à partir d’un certain nombre de critères tels que :

  • Le PIB du pays par habitant
  • Le niveau de revenu des habitants et son niveau de répartition
  • Le développement numérique et technologique
  • La performance dans la protection environnementale et écologique
  • La liberté de l’environnement économique
  • La stabilité politique

Dans ce rapport, on a pu percevoir que les pays africains ont encore du mal à se positionner favorablement face à des pays comme les USA, le Canada et l’Australie. Ces derniers qui forment également le trio de tête de la liste globale. Cependant, en comparant avec les résultats de l’année dernière, une croissance a été remarquée.

Nous avons ainsi, checké les 15 pays africains les mieux placés dans la liste globale afin de définir ceux qui sont les plus favorables à l’environnement entrepreneurial en Afrique.

1. L’Afrique du Sud

environnement entrepreneurial pays 1

Parmi les pays africains les mieux placés en termes d’environnement entrepreneurial, l’Afrique du Sud est à la première position. Cependant, il ne se classe qu’à la 53e place au niveau mondial.  Malgré tout, ce rang montre que l’Afrique du Sud a toujours affirmé sa volonté à assainir le paysage économique et entrepreneurial et se veut être la tête du wagon pour les autres pays africains. Elle figure également parmi les pays membres du BRICS où les pays émergents comme le Brésil, la Russie et L’Inde sont présent, c’est également l’Afrique du Sud qui tient la première place.

2. La Tunisie

environnement entrepreneurial pays 2

La Tunisie est aussi l’un des pays les plus prolifiques sur le continent africain en termes d’investissement et d’entrepreneuriat. L’environnement entrepreneurial dans le pays est toujours favorable malgré le fait qu’il traverse une légère turbulence d’instabilité politique. La Tunisie est aussi classée à la 7e position parmi les pays arabes et à la 62e place au niveau international.

3. Le Botswana

environnement entrepreneurial pays 3

La progression du pays des Tsawanas se fait sentir sur  le paysage mondial d’année en année. En effet, actuellement, le Botswana se classe à la 66e place mondial en terme d’environnement entrepreneurial favorable. Cette progression est surtout dû au travail effectué par l’État botswanais pour développer son économie et son paysage entrepreneurial. Le pays a également fait un très grand effort en matière de bonne gouvernance sur ses ressources minières et sur le plan démocratique.

4. La Namibie

environnement entrepreneurial pays 4

Toujours dans la partie sud du continent, la Namibie fait aussi partie de la tête de liste des pays africains où l’environnement entrepreneurial est prolifique pour les investissements. Actuellement, la Namibie fait partie de ces pays qui présentent une bonne stabilité économique et où on constate une bonne gestion des ressources souterraines. Ce qui la classe à la 4e position dans cette liste et à la 73e place mondiale.

5. L’Algérie

environnement entrepreneurial pays 5

À la 75e place du classement mondial des pays où l’environnement entrepreneurial est favorable, on retrouve l’Algérie. C’est un pays catégorisé avec la mention « assez bon » dans le rapport du Global Entrepreneurship Index. Malgré cette bonne position, on constate beaucoup d’instabilité en Algérie dans le secteur pétrolier, mais aussi, dans la gestion énergétique. Ce qui lui a permis de se positionner favorablement, c’est son travail en matière de capital-risque et de gestion des ressources humaines.

6. Le Maroc

environnement entrepreneurial pays 6

Un gain de 4 places, c’est la progression qu’a fait ce pays en seulement une année. Se classant à la 78e place au niveau mondial, le travail du gouvernement marocain en termes de gouvernance et de promotion de l’entrepreneuriat justifie largement sa place et sa progression.

7. La Libye

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Certes, la Libye a subit un coup dur dans son environnement politique et sécuritaire récemment. Cependant, cela n’a pas empêché les dirigeants du pays à concentrer leurs efforts pour restaurer l’environnement entrepreneurial et le paysage économique de la Libye. Elle se classe ainsi, à la 79e place mondiale et est considérée comme un pays où il est conseillé d’entreprendre.

8. Le Nigéria

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Le Nigéria subit peut-être des vagues d’attentats et d’insécurité dans le nord, mais son gouvernement fait du bon travail pour gérer le pays le plus peuplé d’Afrique. Il a ainsi, pu arriver à la 85e place dans la liste des pays où l’environnement entrepreneurial est sécurisant.

9. Le Gabon

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Le Gabon fait aussi partie de ces pays africains qui progressent en matière d’environnement entrepreneurial. En effet, avec ses réserves pétrolières et ses ressources forestières, le pays est particulièrement apprécié par  les investisseurs. Toutefois, son rang au niveau mondial, 86e, s’explique aussi par la disparité de la répartition des revenus.

10. L’Égypte

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L’Égypte accuse un taux de chômage important dans le pays du Maghreb. Un taux qui s’enregistre à 12.9% de la population en âge de travailler. On constate également une forte régression du secteur touristique dans cette région. Malgré tout, le gouvernement égyptien travaille dans le sens de la modernisation du pays et vise la promotion entrepreneuriale dans sa stratégie. Le pays optimise également, l’environnement entrepreneurial pour l’intégration et l’implication de ses jeunes.

11. Le Swaziland

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Le Swaziland fait partie des pays proches de l’Afrique du Sud qui bénéficient des échanges et des partenariats avec ce dernier. C’est surtout le secteur du service qui est très favorable dans le pays étant donné qu’il assure les 40% de son PNB. Cependant, on notera aussi que c’est le pays qui accuse l’un des plus forts taux de chômage en Afrique avec 34% de chômeurs.

12. Le Ghana

environnement entrepreneurial pays 12

À la 99e place au niveau mondial, on retrouve le Ghana. Il est vrai que c’est une place qui n’est pas très flatteuse au niveau international, mais, sur le continent, le Ghana est l’un des pays où l’environnement entrepreneurial est le plus prolifique. Cela se confirme avec la richesse dont il dispose que ce soit en matière d’agriculture, de minerais ou de ressources pétrolières.

13. La Zambie

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La Zambie est un pays très riche en produits agricoles et en ressources naturelles. Au niveau mondial, il est à la 102e place, mais son économie est poussée par l’exploitation minière, l’agriculture et le tourisme.

14. Le Kenya

environnement entrepreneurial pays 14

D’après le rapport du Global Entrepreneurship Index, le Kenya est à la 104e place des pays où l’environnement entrepreneurial est positif. Cette place est surtout l’effet d’une très grande inégalité de la répartition des revenus dans le pays (PIB national: 32 417 millions de dollars, PIB/habitants: 888 dollars).

15. Le Sénégal

Le Sénégal

Avec le Ghana, le Nigéria et la Côte d’Ivoire, le Sénégal est l’un des pays les plus puissants en termes d’économie dans la partie ouest du continent africain. Sur le plan international, il est à la 106e place dans le paysage entrepreneurial.

 

afrikatech

Notre chroniqueur tempère les ardeurs de ceux qui imaginent que la création d’entreprise sera « la nouvelle religion du continent ».

Chronique. Comment l’Afrique peut-elle optimiser les 32,5 milliards d’euros que l’Union européenne (UE) va mettre sur la table d’ici à 2020 ? Comment peut-elle se servir au mieux des 40 milliards d’euros que l’UE projette encore de lui allouer entre 2021 et 2027 pour stimuler, entre autres, la création de 10 millions d’emplois ? Avec le doublement de la population continentale prévu d’ici à 2050, passant de 1,2 à 2,5 milliards d’habitants, l’Afrique devra être en mesure de créer pas moins de « 450 millions d’emplois sur les 20 prochaines années », indiquait en 2017 la Banque africaine de développement (BAD), si elle veut occuper sa jeunesse.

Les plus optimistes imaginent que la création d’entreprise sera la nouvelle religion du continent et que l’engouement pour l’innovation sera partout de mise. Déjà, les jeunes « se disent attirés à 72 % par l’entrepreneuriat », observent Jean-Michel Severino et Jérémy Hajdenberg, co-auteurs du livre Entreprenante Afrique. De plus, l’amélioration du climat des affaires et l’adoption de mesures favorables à la libre entreprise dans un nombre croissant de pays africains ont sans doute incité des millions de personnes à lancer leurs affaires pour tenter de tirer profit des opportunités offertes par de nombreux secteurs.

Une vague de nouveaux entrepreneurs d’une ampleur telle que l’Afrique est déjà la championne toutes catégories de l’entrepreneuriat à l’échelle planétaire. Selon le cabinet de conseil Will & Brothers, l’Ouganda se hisse en tête du classement mondial des pays les plus entreprenants, 28,1 % de la population active y ayant lancé une entreprise. Et que dire des femmes ? Leur proportion parmi les entrepreneurs africains, souligne le cabinet Roland Berger, serait de 24 %, soit plus qu’en Amérique latine (17 %), en Amérique du Nord (12 %), en Asie du Sud-Est (11 %), au Moyen-Orient (9 %) et en Europe (6 %).

« Davantage subi que choisi »

Mais il ne faut peut-être pas se réjouir trop vite. Jacques Leroueil, un spécialiste financier basé à Kigali, observe : « Lancer son affaire ne suffit pas, encore faut-il la pérenniser. Et à ce titre, l’Afrique détient la palme des cessations d’activité, avec un taux de 12,7 % en moyenne, contre 6,8 % en Europe, 9,6 % en Amérique latine et 12 % en Amérique du Nord. » Ce pourcentage élevé de fermetures d’entreprises ternit évidemment les perspectives les plus optimistes de création d’emplois.

Dans son rapport annuel 2017-2018, la Global Entrepreneurship Research Association dresse l’amer constat que « l’Afrique est la région du monde avec le plus faible pourcentage d’entrepreneurs s’attendant à créer plus de six emplois dans les cinq premières années de leur activité ». Jetant des doutes sur la capacité de l’entrepreneuriat à résorber à lui seul le chômage endémique du continent, ce rapport semble en outre suggérer que les jeunes Africains, faute d’opportunité d’emplois, se tournent souvent par défaut vers la création d’une activité privée.

Jacques Leroueil ne dit pas le contraire : « L’entrepreneuriat africain est davantage subi que choisi. En l’absence de réelles opportunités au sein du secteur formel, les gens sont finalement bien obligés de trouver quelque chose à faire s’ils veulent générer un revenu minimum ».

Et pourtant, de nombreux spécialistes, à l’instar de Dominique Lafont, coprésident du groupe Afrique de l’Institut Montaigne, considèrent que « les centaines de millions d’emplois qui doivent être créés en Afrique ne pourront venir que des petites et moyennes entreprises ». Certes, l’Afrique regorge d’innombrables hommes et femmes talentueux, dont les projets déboucheront sur l’émergence d’un prochain Mohammed Dewji ou d’une prochaine Folorunsho Alakija et qui emploieront des milliers de personnes. Mais, comme le suggère la réalité de l’entrepreneuriat sur le continent, leur ingéniosité ne sera pas suffisante pour combler les besoins colossaux liés au chômage des jeunes.

 

source: lemonde

Tu es étudiant.e ou jeune diplômé.e ? Tu as une idée ou un projet pour réinventer la société ? L’Incubateur Francophone Africain est fait pour toi ! Nous sommes à la recherche de 30 porteurs de projets d’entreprise.

 

L’incubateur Francophone Africain est mis en œuvre par la Direction Maghreb de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), le Centre Marocain pour l’Innovation et l’Entrepreneuriat Social (MCISE) et l’université Sultan Moulay Slimane de BéniMellal.

Le présent appel à candidatures est lancé dans le but de recruter la troisième cohorte de bénéficiaires de ce projet.
Il est ouvert jusqu’au 31 août 2020.

Cet appel à projets vise à récompenser les projets innovants. Les projets présentés devront donc comporter une dimension d’innovation sociale qui réponde de façon novatrice à des besoins sociaux, sociétaux ou environnementaux sur le continent africain.

Les porteuses et porteurs de projets sélectionné.e.s bénéficieront de deux mois d’incubation et suivront, via une plateforme en ligne, des ateliers spécifiques d’élaboration de leur business model, de l’étude de marché, de la communication et de la stratégie commerciale à développer, et jusqu’à la validation d’un plan d’action et du prototypage de leur projet de startup.

Qui peut participer ?

Cet appel à projets s’adresse aux étudiant.e.s ou aux nouveaux diplômé.e.s :

Prix

A la fin de l’incubation, les 5 meilleurs projets seront récompensés :

  • Premier prix : 5000 Euros
  • Deuxième prix : 3000 Euros
  • Troisième prix : 2000 Euros
  • Quatrième prix : 1000 Euros
  • Cinquième prix : 500 Euros

Calendrier

  • Date limite de candidature : 31 Août 2020
  • Les projets sélectionnés seront dévoilés le 10 septembre 2020

Candidater

AUF

L’écosystème de l’entrepreneuriat au Sénégal a connu des bouleversements tant dans la forme que dans le fond avec la naissance d’une nouvelle ère d’entrepreneurs renforcée par une présence optimale du Digital.

 

Depuis des années, le gouvernement, à travers sa stratégie Nationale “Sénégal Numérique 2025” s’est lancé dans un processus de vulgarisation et d’accompagnement afin de créer et susciter la naissance de nouveaux champions notamment les jeunes pousses.

La formalisation, une urgence pour le développement de la startup

Aujourd’hui, le Sénégal est caractérisé par un secteur informel très important. Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), 96,4% des emplois sont générés par le secteur informel contre 3,6% par le secteur formel. Avec un capital actuel de 350 milliards de francs CFA investis à 53,8% dans l’industrie, 25,3% dans le commerce et 20,4% dans le secteur des services .

Le secteur informel « réalise un chiffre d’affaires de plus de 2 milliards et contribue à la production qui est estimée à plus de 4 000 milliards. » Et en termes de valeur ajoutée, le secteur informel contribue à plus de 3 000 milliards dans l’économie (ANSD).

Le Résultat du Renseignement Général des Entreprises ( RGE) a permis de dénombrer 407 882 unités économiques réparties sur l’ensemble du pays.

C’est dans cette perspective que le projet de loi de la startup Act longtemps souhaité par les acteurs a pris forme l’année dernière. Après un travail de longue haleine, la loi no 2020/01 relative à la création et à la promotion de la startup a été votée à l’Assemblée Nationale.

Idrissa Diabira, Directeur Général de l’ADEMPE, revient sur la définition même des termes “startup et PME” pour camper le décor avec l’introduction de certaines lois adoptées par le Sénégal.

 

Grâce à ce projet de loi, le Sénégal dispose de tous les ingrédients pour
faire du secteur entrepreneurial un grenier d’emplois. Ce qui constitue une grande motivation aux yeux des analystes et experts du secteur.

Ceci démontre une volonté politique forte du gouvernement pour permettre aux startups d’être compétitives. Cela permettra aux jeunes pousses de pouvoir grandir et devenir  durant 3 ans, des entreprises fortes pouvant compétir au niveau international”, explique Ousmane Thiongane, expert en communication digitale et conseiller en TIC du Président de la République.

L’exonération fiscale pour faciliter la croissance des startups

La fiscalité a toujours été une barrière pour le développement d’une startup. Entre sa période de naissance et celle de sa croissance intervient le “virus” draconienne des mesures de la fiscalité tuant ainsi toutes les stratégies futures développées au sein de la startup .

Le gouvernement dans sa feuille de route vers un Sénégal numérique évoque une volonté “de tirer parti du fort potentiel du numérique en termes de création d’emplois, avec un objectif de création de 35 000 emplois directs dans le secteur du numérique au Sénégal à l’horizon 2025, conformément aux objectifs du PSE”.

Pour ce faire, la mise en place de mécanismes facilitant le développement de la startup devient une nécessité. C’est ainsi que l’Etat du Sénégal a validé cette année à la date du 24 février, une exonération (IMF) et (CFCE) de trois ans à toutes les startups et entreprises fraîchement créées à compter de la date du 1er janvier 2020.

D’après le DG de l’ADEPME depuis 2012, le Sénégal dispose d’un code générale des impôts avec toutes les dispositions fiscales pouvant encourager l’essor du secteur entrepreneurial.

 

 

Accès à la commande publique

Malgré une bonne stratégie de soutien à la startup , plusieurs problématiques indissociables se pointent à la porte de l’écosystème entrepreneurial. Le rêve du plus petit entrepreneur ne se réalisera pas s’il n’a pas devant lui le financement et la main d’oeuvre pouvant faire de lui un mastodonte incontournable.

Cette espérance de pouvoir compétir dans le cercle des grands repose sur la possibilité d’avoir accès à la commande publique qui reste “relativement faible à cause du peu de ressources allouées au budget de l’Etat au titre des services numériques.

“Lorsque les financements proviennent de sources extérieures, ce sont des multinationales expérimentées qui en bénéficient. En l’absence de mécanismes de type «capital risque», le financement des activités des «startups» et des PME demeure un sujet de préoccupation majeure au Sénégal”.

Pour Ousmane Thiongane, les startups perdent beaucoup d’argent liés à cette commande publique. «  Il y a des centaines de milliards que gagnent les entreprises sénégalaises à partir de la commande publique. Il faudrait qu’on aille dans une dynamique de pouvoir  donner un quota à ces entreprises numériques‘ rappelle l’expert Digitale  qui souhaite qu’au-delà de la labélisation,  que l’Etat puisse adopter un système de facilitation douanière et sociale aux startups.

 

 

Pour la DER/FJ il s’agit d’agir au niveau de   la structuration ou la co-création de programmes impliquant les startups sur des sujets prioritaires pour l’Etat mais aussi sur le coaching aux startups pour leur permettre d’asseoir progressivement les conditions leur permettant de soumissionner afin d’accéder à des marchés publiques.

« Dans notre dynamique d’open innovation et de co-création, nous encourageons la collaboration directe avec l’écosystème de startups sénégalaises sur des projets où elles ont l’avantage d’être en mesure d’apporter l’agilité, l’innovation et la connaissance terrain permettant une exécution réussie.

Nous avons ainsi collaboré avec le Ministère du commerce et ses partenaires sur le projet Jaayma Mburu qui a permis, en temps de Covid, de livrer aux Sénégalais leurs pains quotidien afin d’éviter les rassemblements de masse devant les boulangeries. Nous sommes également en train de structurer un grand projet autour de l’e-logistique en collaboration avec le Port Autonome de Dakar et les startups de cette verticale.

D’autres initiatives de ce genre sont en discussion dans le cadre de notre axe d’open innovation« , rappelle la cellule communication de la Délégation à l’Entrepreneuriat Rapide des Jeunes et des Femmes. 

Plus de 1,150 milliards pour les startups

Avec le programme de financements lancé par la DER/FJ, les startups auront un nouveau souffre dans leur développement. Le volet numérique constitue un pan important pour le Sénégal.

A ce jour,  la DER/FJ a financé plus de  75 startups pour un montant global dépassant 1,150 milliards de FCFA avec  divers produits financiers allant  de la dette, au  prêt d’honneur, ou  BSA-Air en passant par  l’equity et  bientôt ce portefeuille passera le cap des 100 startups.

En plus de  financement, la DER adosse depuis 2020 un accompagnement technique selon le niveau de maturité de l’entreprise accompagnée.

« Il peut donc s’agir du programme d’incubation « Fabrique de Startuppers » avec nos incubateurs partenaires ou de notre programme de pré-accélération et accélération. Les startups bénéficient alors de l’accompagnement d’un pool d’experts à travers des formations et du coaching individuel avec des objectifs clairement définis lors du diagnostic préliminaire afin de mesurer l’atteinte des résultats et réajuster les actions au cours du programme« .

Au delà de cette commande publique et du financement, il n’en demeure pas moins que l’investissement constitue encore le maillon faible du secteur de l’entrepreneuriat. D’où la nécessité pour les startups de s’adapter en mettant en place des stratégies disruptives et pérennes.

Les 10 secteurs d’avenir en Afrique qui feront les millionnaires de demain. Aujourd’hui, c’est l’essor de la classe moyenne et la révolution numérique qui boostent l’Afrique. La moitié des pays aux plus fortes croissances au monde sont africains. Le dernier Rapport Afrique Wealth par New World Wealth révèle qu’il y a maintenant un peu plus de 160.000 millionnaires en Afrique.

 

Fait intéressant, de 2000 à 2014, le nombre de millionnaires sur le continent a augmenté de plus de 145 %, par rapport au taux de croissance mondiale qui est de 73 %. Au cours des dernières années, la plupart des « nouveaux millionnaires » ont été les jeunes entrepreneurs et les investisseurs qui ont créé des entreprises prometteuses et investi dans des secteurs lucratifs des économies à croissance rapide de l’Afrique. Cette année, beaucoup de nouveaux millionnaires vont rejoindre le club.

Cependant, les 10 secteurs d’avenir en Afrique sont : L’énergie solaire, l’agro-alimentaire, les Smartphones, l’accès Internet, L’éducation, L’art Africain, le commerce de détail, les applications et services en ligne, les solutions de paiement et l’immobilier.

 

L’énergie solaire est l’une des ressources naturelles les plus abondantes de l’Afrique. La plupart des régions d’Afrique sub-saharien jouissent de plus de 300 jours de soleil libre donnée par Dieu chaque année.

L’Agrobusiness est la mine d’or inexploitée de l’Afrique, et une source potentielle importante de millionnaires en 2016.

L’Afrique est actuellement le deuxième marché à plus forte croissance pour les téléphones mobiles, après l’Asie. Cependant, la première vague de la révolution de la téléphonie mobile en Afrique est presque terminée.

Le marché de l’Internet en Afrique est d’une valeur de plusieurs milliards de dollars.

Avec l’une des populations les plus jeunes du monde (plus de 50 % des Africains ont moins de 31), le continent est riche de talents créatifs et novateurs. Cependant, le manque d’accès à une éducation de qualité est une grave menace pour le capital humain de l’Afrique.

En novembre 2014, une collection d’art africain antique du Mali, le Gabon, le Congo et le Liberia a été vendue à New York chez Sotheby pour un prix record de 41 M $. Ceci est la plus grande somme jamais réalisée de la vente d’a

t africain aux Etats-Unis.

L’Afrique est aujourd’hui l’un des marchés de détail en plus forte croissance dans le monde. Une croissante de la classe moyenne, l’augmentation du pouvoir d’achat local, et un boom du nombre de travailleurs expatriés alimentent la tendance d’achats sur le continent.

Il y a une révolution numérique en Afrique. Ces jours-ci, de nombreux services ont maintenant une application ou vont en ligne. L’économie numérique de l’Afrique est en croissance très rapide.

Chaque année, en Afrique, plus de 100 milliards $ dans les transactions sont toujours fait en espèces. Cela pose une énorme et lucrative opportunité des services financiers pour les entrepreneurs avertis.

Le marché immobilier de l’Afrique est d’une valeur estimée à des multi-milliards de dollars, et plusieurs nouveaux millionnaires vont construire leurs fortunes sur ce marché.

L’évolution démographique, le progrès technologique, la fluctuation des économies… Ces changements apportent chaque jour autant de nouveaux défis que d’opportunités en Afrique. Une des réponses à toutes ces mutations est l’entrepreneuriat. Des managers des filiales africaines de Africa Internet Group partagent quelques conseils pour entreprendre sur le continent à l’occasion de la première conférence de presse organisée à Paris par le groupe panafricain qui a aidé à lancer des succès comme Jumia, Kaymu ou encore Jovago.

Comprendre son marché

L’Afrique compte désormais plus de 1,1 milliard d’habitants – 2,4 milliards en 2050 soit un quart de la population mondiale. Plus de 67 millions de smartphones sont en circulation aujourd’hui en Afrique – 360 millions en 2025. Dernière chose, le continent a concentré 2,2% des ventes mondiales de e-commerce en 2013, ce qui représente une augmentation de 31% de ses parts à l’international depuis 2011. En outre, l’Afrique devrait doubler son chiffre d’affaires dans le domaine du e-commerce B2C d’ici à 2017. Le marché africain, loin d’être saturé, affiche une croissance toujours plus soutenue, propice aux activités de e-commerce.

Faire naître les entrepreneurs de demain

C’est en s’engageant dans la gestion d’une startup que les jeunes professionnels pourront devenir des entrepreneurs de premier plan. Kaymu, leader des communautés de shopping en ligne dans les pays émergents, offre aux jeunes entrepreneurs locaux le soutien d’une équipe dédiée. Kaymu aborde les avantages et les défis du lancement d’une entreprise web en Afrique avec les talents de demain à travers de plusieurs ateliers, des séances de tutorat.

Concevoir et piloter sa logistique

Livrer des produits en Afrique peut poser de nombreuses difficultés. La demande croissante de services de livraison nécessite un réseau logistique méthodique et efficace. JUMIA, leader du ecommerce en Afrique, a relevé le défi de construire ses propres infrastructures et réseaux logistiques. Il faut s’adapter.

Penser mobile first

Contrairement aux marchés traditionnels, les consommateurs africains se connectent très rapidement sur tous les canaux disponibles. Qu’est-ce que cela veut dire ? LA pénétration d’internet a été plus rapide et plus intense dans le quotidien des africains que quiconque aurait pu l’imaginer. Les taux de pénétration du mobile ont augmenté de 19% par an ces cinq dernières années en Afrique. La marketplace en ligne de livraison de repas hellofood et ses partenaires affiliés Foodpanda et Delivery Club ont vu leurs parts de ventes sur mobile augmenter de façon constante depuis le lancement de la première application mobile en 2013. Cette app a d’ailleurs enregistré 5 millions de téléchargements en un temps record. L’avenir des commandes de repas passe par le smartphone. Et l’avenir de l’Afrique est assurément dans la mobilité.

Gagner la confiance de son marché

L’Afrique a beaucoup à offrir, mais il y a sans aucun doute quelques défis à relever pour lancer son entreprise dans cette région du monde. Après la logistique, le manque de confiance, qui pâtit des nombreuses fraudes en ligne, est l’une des contraintes majeures auxquelles les startups du web doivent faire face. Les Startups Weekends, les Fablabs et les conférences sur l’entrepreneuriat fleurissent en Afrique. Il faut participer à ces événements, rencontrer des gens, partager votre point de vue d’expert, apprendre des expériences des autres, se faire connaître et gagnez la confiance de votre marché cible. Marek Zmyslowski, directeur général de Jovago au Nigeria, la plus grande plateforme de réservation d’hôtels en ligne en Afrique, s’enthousiasme des opportunités toujours grandissantes dans le secteur du e-commerce en Afrique au TEDxIfe au Nigeria.

Ne pas oublier la Responsabilité Sociale d’Entreprise

Les campagnes de RSE démontrent à quel point une entreprise se concentre, comprend et croit en ses objectifs. La RSE n’est pas une option, elle soutient les valeurs de l’entreprise et appuie sa crédibilité. Un bon exemple ? L’initiative « 1 Child 1 Book » de JUMIA, #1 du shopping en ligne au Nigeria, qui s’est récemment associé à l’initiative de la Fondation Tosin Jegede pour offrir gratuitement des livres aux élèves de l’école primaire Ojota à Lagos, au Nigeria.

Les Africaines sont championnes du monde de l'entrepreneuriat. D'après la dernière étude sur le sujet publiée par le cabinet Rolland Berger pour Women in Africa, près de 24 % des Africaines en âge d'exercer un emploi sont impliquées dans la création d'entreprises. C'est bien plus que partout ailleurs. À titre de comparaison, le même taux table sur 11 % en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique, des régions pourtant parmi les plus pourvoyeuses d'entrepreneurs. Toujours selon l'étude, l'entrepreneuriat féminin engendrerait entre 250 et 300 milliards de dollars américains, soit environ 12 à 14 % du PIB du continent.

Malgré une réelle dynamique constatée dans les chiffres, sur le terrain, la situation est plus complexe. Première difficulté ? « Affronter un environnement qui est clairement hostile aux femmes », affirme Sandra Ajaja. La jeune femme, invitée aux Journées du développement (EDD) organisées par la Commission européenne, sait de quoi elle parle. « J'ai moi-même été confrontée à ce problème, raconte-t-elle. Quand on est une femme et que l'on veut créer son entreprise, on doit se battre davantage. Obtenir des financements est, par exemple, très compliqué. »

 

Des formations inadaptées

Pour mettre fin aux injustices, et pour faciliter aux femmes l'entrée sur le marché du travail, Sandra Ajaja fonde FemPower Africa à Lagos, sa ville de naissance. Et s'attaque à une autre difficulté bien connue des entrepreneuses africaines : le manque de compétences adaptées. Un problème que souligne d'ailleurs, aussi, l'étude de Women in Africa. « Le déficit de formation adaptée à la création d'entreprises empêche les femmes de poursuivre leur activité. Monter un business plan, tenir une comptabilité…, ce sont des choses qu'elles n'ont pas pu apprendre dans leur scolarité, et qui sont pourtant indispensables au développement d'une entreprise », peut-on lire dans le rapport. Conséquence, si les affaires fonctionnent bien dans les premiers temps de la vie de l'entreprise, elles stagnent rapidement.

 

« Beaucoup de femmes au Nigeria sont au chômage, car leur formation ne leur permet pas de trouver du travail. C'est pour leur fournir les compétences nécessaires à l'entrepreneuriat que FemPower s'est lancée dans la formation, notamment dans le secteur des nouvelles technologies », explique sa fondatrice. Avec ses 2 000 membres et ses 30 bénévoles, l'entreprise sociale de Sandra Ajaja a déjà facilité la création de 52 entreprises détenues par des femmes, et formé plus de 2 000 à la création d'entreprises au Nigeria, au Kenya et en Zambie. Près de 200 femmes ont également pu bénéficier d'un apprentissage au codage et aux compétences numériques Google.

Plus de femmes dans le numérique

Un secteur auquel se consacre également Inès Tatiana Hounjo. « Les femmes ne sont pas assez représentées dans le numérique, l'intégration est difficile », déplore-t-elle. Experte en informatique, la jeune Béninoise multiplie les initiatives destinées à la réduction des inégalités hommes-femmes dans le numérique. Women TechMakers, un programme développé là aussi par Google et basé à Abomey Calavi, offre des formations aux femmes dans le secteur.

 

L'objectif de cet apprentissage est de « créer des solutions adaptées aux réalités locales ». Les solutions « qui viennent de l'extérieur, même si elles marchent bien à l'étranger, ne peuvent pas régler des problèmes endémiques à l'Afrique, assure Inès Tatiana Hounjo. Dans certaines régions du Bénin, on doit faire sans Internet, par exemple. On doit donc créer des programmes et des plateformes qui ne requièrent pas de connexion ».

Et en Afrique de l'Est ?

À des milliers de kilomètres du Bénin, en Zambie, où le taux d'activité entrepreneuriale des femmes atteint 40 %, les combats sont les mêmes. Inota Cheta en est certaine, « les femmes ont moins d'opportunités économiques que les hommes, c'est un fait ». « Entre leur vie de femme et les impératifs liés au bon fonctionnement du foyer, se former à la création d'entreprises est quasi impossible. » Après l'obtention de son master en économie à l'université de Zambie, l'étudiante fonde alors SheEntrepreneur. L'ONG apprend aux femmes à « monter leur entreprise, même avec peu de ressources au départ », à créer de l'emploi, et leur fournit les outils indispensables à la pérennité de leur projet. Depuis 2015, 500 jeunes Zambiennes ont pu bénéficier de l'apprentissage de SheEntrepreneur.

L'expression américaine «Only the strongests survive» (seuls les plus forts survivent), prend tout son sens dans l'aventure entrepreneuriale en Afrique. L'environnement des affaires en général, les lenteurs administratives, l'environnement politique, culturel et social, sont autant de facteurs qui ralentissent l'entrepreneur africain.

Le jeune entrepreneur ou l'entrepreneur ayant déjà une expérience professionnelle avérée sont confrontés aux mêmes difficultés quand ils décident d'entreprendre en Afrique.

Le premier obstacle quand vous avez identifié un besoin de la société dans laquelle vous vivez et que vous avez décidé de mettre en place un projet d'entreprise pour répondre à ce besoin (demande, faiblesse), vous rencontrez la résistance de votre entourage à qui, naturellement, vous parlez de votre projet.

Généralement, on vous dit que c'est très risqué de laisser un poste dans une entreprise pour se lancer dans l'entreprenariat ou quand vous débutez votre carrière après les études, on vous suggère de plutôt chercher du travail.

Dans les deux cas, l'environnement culturel qui devrait être le premier levier de motivation de l'entrepreneur est défaillant. Jusqu'à très récemment, l'entreprenariat était vu en Afrique (francophone en particulier) comme une activité secondaire à un emploi principal. Alors que l'encouragement et la motivation au démarrage d'une entreprise sont des facteurs essentiels, car ils contribuent pour près de 40 % de la réussite de votre projet selon moi.

Le second obstacle, c'est l'environnement des affaires lui-même. Les économies africaines ne sont pas forcément formatées pour être des créatrices de richesses et des producteurs de valeurs ajoutées, même s'il y a depuis 15 ans une transformation structurelle importante de la configuration de ces économies à vocation consommatrices. Dans un tel environnement, l'entrepreneur est livré à lui-même. Il y a certes des institutions mises en place pour assister les investisseurs, beaucoup de campagnes de sensibilisation et des politiques publiques qui œuvrent dans ce sens.

Cependant, la réussite de toutes ces initiatives est intrinsèquement liée à une solide volonté politique en faveur de la productivité, de la transformation de produits bruts en produits finis, de la performance des politiques publiques et l'évaluation de leur mise en application, de la bonne gouvernance, de la solidité des institutions publiques, et de l'efficacité de l'administration publique. Cette volonté doit faire l'objet d'une priorité absolue. Force est de constater malheureusement que ce n'est pas encore vraiment le cas dans de nombreux pays africains... pour l'instant.

Le troisième obstacle est la capacité des «apprentis entrepreneurs» d'être structurés, sérieux, rigoureux, courageux, aventureux et résistants aux pressions et chocs extérieurs. Il existe deux catégories d'entrepreneurs en Afrique. Les entrepreneurs par défaut et les entrepreneurs par vocation.

La probabilité de réussir pour les premiers est quasiment nulle, car pour eux, entreprendre est une période de transition en attendant de trouver le job parfait dans une entreprise de la place ou être nommé dans l'administration. En étant dans cet état d'esprit, il est clair que «l'apprenti entrepreneur» ne fera pas preuve d'abnégation, de sérieux, de résistance et de courage, dans l'aventure de construction du projet d'entreprise. Alors que ces valeurs sont essentielles pour espérer pouvoir réussir dans l'entreprenariat. Les entrepreneurs par vocation ont, au départ de l'aventure, 50% de chance de réussite, car l'entreprenariat est en effet une vocation. Il est nettement plus difficile d'entreprendre et réussir que de passer brillamment un entretien d'embauche et décrocher le job de rêve.

Le quatrième obstacle, qui en réalité ne représente que 20% des challenges à relever pour un entrepreneur africain, à mon sens, contrairement à ce que l'on pense habituellement, est le financement de son entreprise, à la création de l'entreprise, pendant la période de décollage et à l'atteinte de la vitesse de croisière (5 ans en moyenne).

Vu le contexte culturel et l'aversion à l'entreprenariat, les «business angels» africains n'existent quasiment pas. L'entrepreneur doit tout d'abord compter sur lui-même, donc sur ses propres ressources, ce qui fait défaut à la majorité. Le financement public est très limité. Le marché des capitaux en Afrique dans sa généralité n'est pas adapté au financement des PME et des startups. Les banques sont frileuses, car elles estiment que l'asymétrie d'informations est trop importante pour avoir une bonne visibilité sur la qualité de crédit des PME et des startups. Les fonds d'investissement ont des tickets d'entrée trop élevés pour les PME et les startups, et les institutions de microfinance proposent de faibles ressources de financement et des taux d'intérêt prohibitifs.

Enfin, le marché des obligations et des actions, comme partout dans le monde, n'offrent pas d'opportunités aux PME et aux startups. Dans l'UEMOA cependant, la Bourse régionale des valeurs mobilières vient d'ouvrir un compartiment PME, mais pour celles qui ont déjà atteint la vitesse de croisière et qui cherchent à passer dans «la cour des grands». On pourrait voir cela comme un début de solution pour les PME sur le marché des actions et des obligations. Cet environnement difficile dans lequel évoluent les entrepreneurs africains les a amenés à être très innovateurs, créatifs, afin de surmonter ces obstacles pour réussir.

En conclusion je dirai que quand l'on entreprend et réussit en Afrique, on peut entreprendre et réussir partout ailleurs dans le monde. On devient aguerri aux nombreux challenges possibles de l'entreprenariat.