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En raison du taux d’urbanisation en pleine croissance en Afrique, la transformation urbaine pour une meilleure installation et intégration des populations est un défi. Un programme basé au Rwanda forme et accompagne les entreprises africaines proposant des solutions à cet effet.

Le « Smart Cities Innovation Programme (SCIP) », un accélérateur qui soutient les innovations urbaines numériques, a lancé un appel à candidatures à l’intention des start-up africaines exerçant dans les domaines de la mobilité intelligente, du logement intelligent et de la fintech.

Dans le domaine de la mobilité intelligente, le programme recherche des solutions basées sur les nouvelles technologies pour permettre le transport des personnes et des marchandises au sein des communautés. Les sujets cibles sont : la mobilité partagée, la sécurité routière, l’e-parking, le chargement électronique, la micro-mobilité, ainsi que la billetterie, le paiement et l’information.

S’agissant du logement intelligent, la cible est constituée des start-up qui ont développé des solutions de logement et d'habitat tournées vers l'avenir, et qui cherchent à élargir l'accès à un logement abordable. Cela peut inclure la construction intelligente, les habitations mieux adaptées à la demande locale et l'intégration intelligente (avec des services publics comme l'énergie, l'eau, la gestion des déchets).

Concernant le domaine de la fintech, le programme recherche les start-up qui ont développé des moyens de déployer la technologie financière pour rendre les diverses solutions intelligentes abordables pour les différents segments du marché. Les solutions financières sont généralement des solutions de crédit, d'épargne, d'investissement, de transfert de fonds et d'assurance. 

De manière générale, ces start-up doivent avoir des opérations dans un ou plusieurs pays africains, une clientèle, un impact social ou environnemental, un potentiel de croissance et de création d'emploi.

Les candidats ont jusqu’au 9 mai 2021 pour envoyer leurs candidatures.

Les  start-up sélectionnées bénéficieront d'un mentorat individuel, d'une formation ainsi que d'un réseautage et d'une mise en relation avec des partenaires commerciaux et des investisseurs internationaux. La formation sera adaptée aux besoins de l’entreprise.

Le programme se tiendra pendant 6 mois à partir du mois de juin au Rwanda. La participation est entièrement gratuite, y compris les voyages au Rwanda. Notons que le SCIP est entièrement financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement.

En Afrique, d'ici 2030, 50% des Africains devraient vivre en milieu urbain. Selon la Banque mondiale, l’urbanisation croissante recèle un grand potentiel pour le continent, car elle peut entraîner une croissance économique et une réduction de la pauvreté. Elle risque dans le même temps d'aggraver les inégalités et la pauvreté urbaine. Par conséquent, une action concrète pour orienter la transformation urbaine de l'Afrique en termes d'objectifs de développement durable est nécessaire.

Etudiant en licence 3, option génie électro-mécanique, El Hadji Mouhamadou SY, a créé un Robot pompier dénommé sun-iter pour lutter contre les incendies et limiter les énormes dégâts qui sont souvent liés au retard des déplacements des soldats du feu.

Dans les marchés ou dans les espaces publics et même dans les grandes entreprises, ce robot pompier peut être le premier soldat du feu car selon son concepteur,  » le robot est capable de détecter des flammes et de réagir le plus vite grâce à une interface graphique en attendant l’arrivée des sapeurs pompiers pour nettoyer les lieux affectés ».

Équipé de capteurs de rayon infra-rouge, le robot se dirige automatiquement vers les flammes avec son cerveau moteur qui dirige les jets d’eau.

In fine, l’objectif est de faire de ce robot, le compagnon des sapeurs pompiers et le veilleur incendie dans les entreprises en plus des extincteurs installés pour un respect des normes et mesures sécuritaires d’installations pour sauver les personnes et biens

La Sénégalaise Mariama Djambony Badji fait partie des 17 jeunes leaders de l’ONU, pour le compte de l’année 2020. Elle a été reconnue pour son projet d’architecture écologique axée sur l’utilisation de l’énergie solaire et des matériaux locaux pour la construction de bâtiments.

L’ONU a révélé sa liste de jeunes leaders de l’année 2020, dans le cadre d’un concours visant à primer les personnes qui luttent contre les problèmes les plus urgents de leurs communautés, et dont le leadership contribue à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD). Parmi eux, la Sénégalaise Mariama Djambony Badji (photo), dirigeante d’une entreprise spécialisée dans la construction de bâtiments écologiques.

L’entreprise dénommée DNA, allie matériel artisanal local et technologies durables pour la construction de logements et de bâtiments publics modernes. L’idée derrière ce style de construction calqué sur un modèle d’architecture africaine est de lutter contre le réchauffement climatique.

En effet, le secteur du bâtiment et de la construction représente environ 40% des émissions de gaz à effet de serre et 36% de la consommation totale d'énergie dans le monde, selon l’Agence des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE). À travers ce projet, Mariama Badji résout non seulement un problème d’ordre climatique, mais contribue aussi à la promotion et à la valorisation de matériaux de construction locaux.

Pour rappel, la promotion 2020 comprend 17 jeunes leaders, et 5 pays africains sont représentés, à savoir le Sénégal le Nigéria, l'Ouganda, le Libéria et l'Égypte.

Avec Agencecofin

Le 20 juillet dernier, l’Agence Ecofin a signé un partenariat avec l’Université Gaston Berger (UGB, Saint-Louis, Sénégal) pour un programme de recherche sur 5 ans dans le domaine de l’intelligence artificielle appliquée à l’information économique et financière. Chérif Diallo, Chef de la section d’informatique de l’UGB, nous explique ce que l’Afrique peut attendre de l’IA, et comment la jeunesse africaine peut, grâce à ces technologies, changer le cours de l’histoire du continent.

Agence Ecofin : L’UGB, à Saint Louis, est l’une des universités du continent les plus en pointe dans le domaine de l’intelligence artificielle. Comment s’est développée cette compétence particulière ?

Chérif Diallo : Tout d’abord, permettez-moi de vous remercier de nous donner l’occasion de parler de de nos travaux et résultats au niveau de l’université Gaston Berger de Saint-Louis.

Pour en venir à votre question, à vrai dire, nous en sommes encore sur une pente ascendante en terme de réalisations au niveau de l’intelligence artificielle si nous nous comparons à ce qui se fait en Afrique de l’Est et Australe. Il y a dans cette région des communautés très actives dont Deep Learning Indaba.

Chérif Diallo : « L’UGB a pour ambition de se positionner en leader dans le domaine au niveau continental.»

La compétence s’est développée principalement par la combinaison de trois facteurs :

Premièrement, ce qu’on appelle “Intelligence Artificielle” de nos jours trouve ses fondements dans les mathématiques et l’informatique. Or l’UGB a des compétences avérées à ce niveau à travers l’UFR SAT (Unité de Formation et de Recherche en Sciences Appliquées et de Technologie) et l’IPSL (Institut Polytechnique de Saint-Louis) et les laboratoires de recherches. Coté recherche scientifique, il y a déjà depuis longtemps des travaux dans le domaine de l’intelligence artificielle par nos équipes allant du Web Sémantique (compréhension des données du Web par les ordinateurs), au datamining, en passant par le traitement automatique des langues, la modélisation, la vision par ordinateur et la science des données (biostatistique). Plus récemment les chercheurs de nos laboratoires ont commencé à réaliser des travaux avec le Deep Learning (méthode qui a permis le développement de la voiture autonome) appliqué à des problématiques de développement (santé, agriculture, cyber sécurité, …). Ces travaux se font aussi au travers de collaborations au niveau international avec des laboratoires internationaux comme le UMMISCO, LIRIMA,...

Deuxièmement, il y a une forte demande aujourd’hui en terme de formations dans les domaines de l’intelligence artificielle, le Big Data et la science des données. C’est pour cela qu’actuellement l’UGB est en train de travailler sur le montage d’un Master avec cette spécialisation. En attendant, l’UGB a introduit dans ses formations existantes des modules donnant des compétences en relation avec l'Intelligence artificielle.

« Il y a une forte demande aujourd’hui en terme de formations dans les domaines de l’intelligence artificielle, le Big Data et la science des données. C’est pour cela qu’actuellement l’UGB est en train de travailler sur le montage d’un Master avec cette spécialisation.»

Enfin, à travers le CEA-MITIC, l’UGB a pour ambition de se positionner en leader dans le domaine au niveau continental. Nous participons à des programmes au niveau africain comme le PASET/RSIF (Partenariat pour le développement des compétences en sciences appliquées et Ingénierie et Technologies, sigle en anglais) pour la formation de docteurs dans le domaine des TIC dont l’IA et le Big Data.

« Avec une cinquantaine d’enseignant-chercheurs au niveau de l’UGB et plus de 250 enseignant-chercheurs dans le consortium du Centre d’Excellence Africain en Mathématique Informatique et TIC, nous avons le potentiel de faire des contributions substantielles en Afrique ».

Pour résumer, les compétences étaient déjà présentes avant que l’IA ne regagne l’attention des entreprises et le grand public. Avec une cinquantaine d’enseignant-chercheurs au niveau de l’UGB et plus de 250 enseignant-chercheurs dans le consortium du Centre d’Excellence Africain en Mathématique Informatique et TIC, nous avons le potentiel de faire des contributions substantielles en Afrique.

AE : Vous animez également le Centre d’excellence africain en mathématiques, informatique et TIC qui vise à préparer les jeunes Africains aux métiers de demain. Quel est le parcours à suivre pour un jeune qui veut devenir chercheur dans ce domaine d’avenir ?

CD : Permettez-moi d’abord de présenter le CEA-MITIC. Le Centre d’Excellence Africain en Mathématiques Informatique et TIC est né d’un financement de la Banque mondiale depuis 2014. La première phase avait pour objectif de renforcer l'excellence dans l’enseignement et la recherche dans les domaines des sciences et technologies, d’ingénierie et mathématiques. Dans sa nouvelle phase, qui commence en mars 2020, il s’agit d’avoir de l’impact dans le milieu socio-économique en produisant aussi des résultats de recherche innovantes et valorisables dans les secteurs du développement. C’est un label d’excellence pour l’UGB au niveau international et un levier pour avoir des formations et une recherche de qualité.

« Le recrutement à ce niveau exige d’être titulaire d’un master en physique, informatique et mathématiques. »

La recherche se fait principalement au niveau du Doctorat dans les formations doctorales (Mathématiques et Applications ; Physique, Chimie et Sciences de l’Ingénieur; Informatique) et des laboratoires de recherche. Le recrutement à ce niveau exige d’être titulaire d’un master en physique, Informatique et Mathématiques.

« Les jeunes chercheurs qui souhaitent donc rejoindre le centre peuvent le faire à travers des inscriptions en Doctorat ou des séjours de recherche dans nos laboratoires de recherche rattachés au CEA-MITIC  »

Les jeunes chercheurs qui souhaitent donc rejoindre le centre peuvent le faire à travers des inscriptions en Doctorat ou des séjours de recherche dans nos laboratoires de recherche rattachés au CEA-MITIC que sont :

  • LANI - Laboratoire d’analyse numérique et d’informatique
  • LEITER - Laboratoire d’Electronique, Informatique, Télécommunications et Énergies Renouvelables.
  • LERSTAD - Laboratoire d’études et de recherches en statistiques et développement
  • LSAO - Laboratoire des Sciences de l’Atmosphère et des Océans
  • LACCA Laboratoire d'Algèbre, de Codes, de Cryptologies et Applications

Je dois aussi préciser que, même si le CEA-MITIC est logé à l’UGB qui héberge ses formations à travers l’UFR SAT et l’IPSL, en réalité c’est un consortium des universités publiques sénégalaises. L’objectif est de mutualiser les ressources humaines de l’enseignement supérieur du Sénégal afin de former des ressources humaines de qualité dans les domaines STEM (Sciences, Technologies Ingénierie et Mathématiques) et produire des résultats de recherches ayant un impact sur le développement économique et social. Grâce à cela, les jeunes chercheurs peuvent interagir avec plus de 250 enseignants-chercheurs au niveau national.

AE : Dans quels secteurs d’activité ces technologies sont-elles les plus prometteuses, selon vous ?

CD : L’intelligence artificielle avec son domaine le plus actif qui est l’apprentissage machine est en train de révolutionner quasiment tous les domaines de la vie. On peut citer par exemple le commerce (dont électronique), la finance, la robotique, la santé, la pharmacologie, la sécurité, la politique, les loisirs, les médias, etc. L’intelligence artificielle aide aujourd’hui les experts à mieux prendre des décisions et réduit le temps nécessaire à rendre “intelligible” les données. Des entreprises comme Amazon, Google et IBM utilisaient depuis longtemps les outils IA, mais les résultats spectaculaires de l’IA sur la voiture autonome, le traitement automatique de la langue et la reconnaissance faciale ont permis d’avoir l’attention des entreprises des autres secteurs. Aujourd’hui, les secteurs qui n'essaieraient pas de saisir l’opportunité de l’intelligence artificielle risquent de le payer cher sur le moyen terme en terme de compétitivité.

Pour le cas de l’Afrique spécifiquement, l’IA a un grand potentiel d’impact sur les secteurs liés au développement notamment l’agriculture, l’environnement et la santé. En effet, nous manquons d’experts dans ces domaines et c’est pire dans les zones rurales.

« Pour le cas de l’Afrique spécifiquement, l’IA a un grand potentiel d’impact sur les secteurs liés au développement notamment l’agriculture, l’environnement et la santé. »

L’IA permettrait par exemple d’avoir des outils qui aideraient des personnes non expertes à prendre les bonnes décisions sur leurs activités. Comme exemple, il y a aujourd’hui des outils qui permettent à des agriculteurs d’estimer leur rendement de leurs champs avec leur smartphone.

AE : Big data, sciences des données, machine learning, IoT… peut-on imaginer que ces technologies permettent à l’Afrique d’effectuer un nouveau bond en avant, comme celui qu’elle a connu avec les téléphones mobiles ?

CD : Tout porte à croire que oui mais avec une différence fondamentale : l’Afrique est en train de participer activement à produire la technologie. En effet, pour la téléphonie mobile, il n’y a pas d'équipementier télécom africain à ma connaissance, donc l’Afrique a importé la technologie. Tous ces domaines d’IA, IoT, Big Data s'apprêtent bien à de l’autoformation grâce des ressources disponibles en ligne et le coût très accessibles pour faire du prototypage pour ce qui est de l’IoT. Il y a un nombre croissant de jeunes chercheurs et entrepreneurs très talentueux qui se forment pour acquérir des compétences et produire des idées pour résoudre les problèmes du quotidien de l’Afrique. Il est vrai que nous en sommes à cette phase où beaucoup de projets sont à l’état de prototypes par défaut d’investissement mais c’est à nos états de trouver les moyens d’impulser cela.

« Il y a un nombre croissant de jeunes chercheurs et entrepreneurs très talentueux qui se forment pour acquérir des compétences et produire des idées pour résoudre les problèmes du quotidien de l’Afrique. »

Cette émulation d’initiatives a permis de donner naissance, au Sénégal, à des projets comme CowShed qui permet une communication téléphonique sans coût en zone rurale non couverte par le réseau GSM (à l’ESP de Dakar) ou Waziup/Wazihub qui développe des technologies IoT et forme les entrepreneurs qui souhaitent les utiliser.

« Les politiques devraient comprendre l’enjeu de ces domaines pointus dans le futur de nos pays. »

Plus récemment, durant le Covid, il y a une équipe de jeunes chercheurs de l’Ecole Polytechnique de Thiès qui ont produit un respirateur artificiel, une autre a produit des portes de décontamination intelligentes. Nous pouvons aussi parler des nombreuses solutions innovantes produites par les jeunes entrepreneurs recrutés dans le projet PSE-J du Sénégal.

Plus généralement en Afrique, il y a eu beaucoup de solutions qui ont été développées mais je les considère encore en phase de prototypage car l’environnement industriel pour la fiabilisation et la production en série n’existe pas encore sur place. A terme, ces solutions vont produire des technologies à forte valeur ajoutée pour le développement du continent.

« A terme, ces solutions vont produire des technologies à forte valeur ajoutée pour le développement du continent.»

C’est pour cela qu’il y a un enjeu de développement pour les Etats africains à accompagner ces acteurs pour arriver à des résultats avec un impact considérable dans la société. Et les politiques devraient comprendre l’enjeu de ces domaines pointus dans le futur de nos pays. Aujourd’hui, la tendance montre que les métiers de l’informatique sont plus qu’accessibles aux jeunes africains et dans un futur proche l’appropriation de ces domaines de recherche ne sera plus une illusion comme on le pensait au début de l’émergence de la téléphonie mobile en Occident.

 

AE : Vous avez conclu un partenariat avec l’Agence Ecofin pour concevoir de nouvelles approches de l’information économique et financière. Avez-vous établi d’autres partenariats de ce type avec des entreprises ou des institutions dans différents domaines d’application ?

CD : Pour l’université, ce n’est pas vraiment une nouveauté, mais pour le département d’informatique cet accord est une initiative importante qui doit être généralisée dans toutes les universités sénégalaises afin de développer avec les entreprises des solutions innovantes dans leurs secteurs respectifs.

« Aujourd’hui dans les toutes grandes firmes internationales vous y trouverez toujours de jeunes Africains. Des firmes comme Google par exemple se déploient de plus en plus sur le continent car conscientes du vivier de jeunes compétents dont il dispose

Sur le plan opérationnel, la coopération se limitait généralement au placement des étudiants en stage ou des missions de courtes durées. Nous remercions Ecofin qui a fait le premier pas pour cette collaboration qui a un grand potentiel. Cet accord est ce que devrait être aussi la collaboration université-entreprise pour aller vers des partenariats win-win.

AE : L’Afrique qui dispose d’une population jeune, très ouverte au numérique, peut-elle se positionner sur le marché international des services en IA ?

CD : Comme je l’ai rappelé tantôt, le continent regorge de talents insoupçonnés. La force du continent est sa jeunesse et il faudra s’appuyer sur elle pour construire le futur. Aujourd’hui dans les toutes grandes firmes internationales vous y trouverez toujours de jeunes Africains. Des firmes comme Google par exemple se déploient de plus en plus sur le continent car conscientes du vivier de jeunes compétents dont il dispose. Ils ont ouvert un centre africain de recherche en intelligence artificielle à Accra dont le directeur général est un alumni de l’université Gaston Berger de Saint-Louis.

Donc oui, inéluctablement l’Afrique va contribuer et se positionner sur le marché mondial de l’IA. Il reste à sensibiliser les politiques par rapport à cet enjeu.

source agencecofin

WETECH (Women in Entrepreneurship and Technology) est un hub communautaire technologique et un centre d’innovation pour les femmes, qui se consacre au soutien des femmes africaines dans les domaines de l’entrepreneuriat et de la technologie. Créer un réseau de femmes leaders dynamiques et leur fournir des opportunités et des ressources qui contribuent à leur autonomisation est l’objectif principal de WETECH.

L’association lance la première édition de son programme Women Innovative Leaders and Entrepreneurs (WILE). Elle se déroulera d’octobre 2020 à mars 2021 sous le marrainage de la 6éme présidente de la République de l’Ile Maurice, son Excellence Mme Ameenah Gurib-Fakim. Cette initiative est aussi soutenue par l’Ambassade des Etats-Unis au Cameroun.

Le programme WILE se présente sous la forme d’une compétition en ligne visant à développer les capacités de leadership des participantes d’une part, et de soutenir celles-là qui auront brillé par leur mérite tout au long de la période d’accompagnement d’autre part.

Six mois consacrés à accroître et autonomiser les femmes entrepreneures sélectionnées et attirer les opportunités de développement et d’investissement par le biais de la technologie en Afrique. Tout à travers de belles expériences communautaires, les avancées, projets et profils des femmes sélectionnées seront régulièrement partagés avec le public afin de mettre en exergue le potentiel dont regorge cette cohorte.

Cette initiative intervient dans un contexte où l’avènement du Covid-19 a modifié le cours de la croissance tant pour les entreprises que pour les entrepreneurs. Un rapport de la BAD (Banque Africaine de Développement) révèle que le déficit de financement entre hommes et femmes en Afrique est de 42 millions de dollars. Cela montre que très peu d’entreprises et de start-ups fondées ou co-fondées par des femmes africaines ont des difficultés à atteindre un niveau de développement reconnu.

Ce programme donnera le ton pour encourager les projets innovants, les TPE et les PME créées et gérées par des femmes africaines en Afrique, surtout en temps de crise. Ayant pour slogan: « L’innovation féminine au cœur de l’écosystème », le programme place les femmes africaines innovantes, chefs d’entreprise et leaders, au cœur de l’écosystème, avec tout le soutien et les ressources qu’elles reçoivent de leur communauté, de différents acteurs de l’écosystème, en particulier dans les moments difficiles. WETECH donne donc une grande opportunité aux femmes africaines d’utiliser la technologie et l’innovation pour le bien social, tout en étant des ambassadrices des Objectifs de Développement Durables.

Soutenir activement les femmes dans leurs activités, en particulier dans les moments difficiles, implique:

  • Identifier les femmes dynamiques avec des projets offrant des solutions à fort impact.
  • Accompagner et développer le leadership des femmes entrepreneurs sélectionnées dans le développement de leurs activités.
  • Fournir des outils aux femmes entrepreneurs par différents types de soutien (mentorat, produits et services, opportunités, etc.).
  • Encourager la mise en réseau, les partenariats et le commerce entre différents pays pour les femmes entrepreneurs.

Les femmes désireuses de participer à ce programme doivent s’assurer qu’elles respectent les exigences suivantes :

  • Être âgées de 21 à 35 ans
  • Résider dans l’un des pays ci-après: Cameroun, Côte d’Ivoire, Maurice, Madagascar, RDC, Rwanda, Sénégal, Seychelles, Tchad, Togo.
  • Être une femme dynamique, active dans sa communauté
  • Être fondatrice ou co-fondatrice d’un projet innovant ou d’une entreprise à fort potentiel déjà déployé sur le marché
  • Avoir déjà des clients ou des utilisateurs
  • Avoir intégré la Technologie ou pouvoir utiliser la Technologie dans le développement de son activité
  • Être disposée à suivre le programme pendant 6 mois.

Date limite: 14 Septembre 2020. Les femmes sélectionnées auront la possibilité d’être encadrées par des professionnels ayant une expérience avérée dans leur domaine . Le programme « Women Innovative Leaders and Entrepreneurs » est organisé par WETECH, déployé en collaboration avec un réseau de Tech Hubs et de partenaires à travers l’Afrique. À la fin du programme, un livre électronique gratuit sera publié pour servir de kit aux femmes entrepreneurs en Afrique.

Pour plus d’informations, contactez-nous: Website: https://we-tech.org/ Email: contact@we-tech.org

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Le Burkina Faso fait un grand pas vers son expansion dans l’aérosphère. La station au sol de son premier satellite est officiellement lancée ce jeudi 27 août 2020. Cela donne le champ libre aux burkinabè de pouvoir expédier leur premier satellite.

Ce jeudi 27 août 2020 , le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Pr Alkassoum Maïga,  a lancé à l’Université Norbert Zongo de Koudougou, la station qui coordonnera les activités du premier satellite burkinabè. Opérationnelle depuis fin mars 2020, la station est enfin mise en fonction.

Initié par l’astrophysicien Frédéric Ouattara, le lancement du satellite se fait à côté de la nouvelle station au sol, toujours à Koudougou, chef-lieu de la province du Centre-Ouest. Ce projet du professeur burkinabè soutenu par le gouvernement, est un avantage technologique pour le Burkina Faso.

« Je me réjouis déjà des possibilités que va nous offrir cette station dans les prévisions météorologiques et la prévention des catastrophes naturelles, et dans le domaine de la télémédecine », a déclaré le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré à l’issue de la cérémonie.

Selon le Pr Ouattara la construction de ce satellite s’inscrit dans les sciences de l’espace pour le développement. « La télémédecine est faite par satellite. Il y a aussi le contrôle et l’avancement du désert, la gestion des maladies émergentes liées notamment à la pollution, les problèmes respiratoires et la recherche pour améliorer l’agriculture », a-t-il noté.

Sacré meilleur physicien spatial de l’Afrique en 2018, le Pr. Ouattara est sur le point de propulser la technologie de son pays vers le haut grâce à son satellite.

 

Avec Anadolu

Pour encourager les jeunes filles à s’intéresser davantage aux TIC, la Direction de la Promotion de l’Economie numérique et du Partenariat va organiser un hackathon dénommé JIGGEN CITIC

Selon les organisateurs, il s’agit d’un concours de développement d’applications mobiles pour promouvoir les jeunes filles dans le secteur des Technologies de l’Information et de la Communication.

 

La cérémonie de lancement prévue ce mardi 1er Septembre à travers un Webinaire sera présidée par Madame Ndèye Tické NDIAYE DIOP,  Ministre de l’Economie numérique et des Télécommunications.à partir de 10h.

Pour ceux qui veulent y participer vous pouvez cliquer sur ce lien

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