Le Sénégal tient sa nouvelle stratégie numérique. Le « New Deal technologique » a été lancé ce lundi au Centre de conférence Abdou Diouf de Diamniadio par le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Il remplace, ainsi, la stratégie Sénégal Numérique-SN2025, lancée en 2016 et ambitionne de porter la contribution du numérique au PIB à 15%. En effet, ce nouvel agenda ambitionne de positionner le pays comme un centre d’excellence en intelligence artificielle, cybersécurité, cloud computing, réalité virtuelle et robotique, permettant aux entreprises nationales de rayonner sur la scène africaine et internationale. Il se fixe un objectif principal: instaurer une croissance durable et moderniser l’administration.
« Le New deal technologique ambitionne porter la contribution du numérique au PIB à 15% »
Pour le président de la République, la digitalisation des services publics, notamment dans les domaines du cadastre, de la gestion foncière, de l’état civil, de la facturation électronique et de la télé-médecine, est devenu une nécessité si le Sénégal veut réduire sa dépendance aux solutions étrangères: « Nous nous engageons à construire un espace numérique souverain, en renforçant notre sécurité et notre résilience, en sécurisant les infrastructures, en protégeant nos données critiques et en réduisant progressivement notre dépendance aux solutions étrangères ». Conscient que « la question de la souveraineté numérique est devenue essentielle pour toutes les nations » le chef de l’Etat promet de soutenir le secteur privé, l’université, dans la recherche et le développement, mais aussi dans l’innovation, pour la production de technologies et de solutions locales, en renforçant la sécurité et en assurant la maîtrise de notre cyber espace ».
« La question de la souveraineté numérique est devenue essentielle pour toutes les nations »
Selon lui, « la dématérialisation des procédures et la digitalisation des documents permettra d’éliminer les intermédiaires, de réduire les délais de traitement, de lutter contre la spéculation et la corruption, grâce à une traçabilité accrue et des bases de données centralisées et sécurisées. Aussi, le développement de l’économie numérique passera par la consolidation d’un écosystème d’innovation et d’entrepreneuriat centré sur les PME et les startups technologiques. Elles devront s’aligner aux grands acteurs mondiaux de la technologie, là où cela est nécessaire, afin de consolider leurs compétences et d’atteindre la production industrielle performante et sécurisée. L’ambition est d’accompagner l’émergence de champions nationaux capables de rayonner à l’échelle continentale et internationale ».
« Nous devons faire de notre pays un trésor d’excellence, un centre d’expertise capable de produire, d’utiliser et d’exporter des technologies et des solutions »
« Nous devons faire de notre pays un trésor d’excellence, un centre d’expertise capable de produire, d’utiliser et d’exporter des technologies et des solutions dans l’intelligence artificielle, le cloud computing, la cybersécurité, la réalité virtuelle, le gaming et la robotique. Nos champions nationaux pourront ainsi rayonner en Afrique et dans le monde. J’engage le ministre des télécommunications et du numérique à garantir le succès de cette stratégie et de mettre en place un cadre de suivi et d’évaluation performant pour un monitoring de proximité des indicateurs et des objectifs définis dans le Digital Master plan avec ses 12 programmes prioritaires et ses 50 projets phares », a indiqué le président de la République.
« Faisons du New Deal Technologique, un moteur de progrès, non seulement pour le Sénégal, mais pour toute l’Afrique »
En outre, le président de la République a invité les investisseurs et les acteurs technologiques à accompagner le Sénégal dans cette transformation numérique d’autant plus que, estime-t-il, « Sénégal offre un cadre propice aux investissements avec un marché dynamique, des ressources humaines qualifiées et un environnement juridique renforcé. Donc, faisons du New Deal Technologique, un moteur de progrès, non seulement pour le Sénégal, mais pour toute l’Afrique ». Pour ce faire, il a demandé la mise en place d’un cadre de suivi et d’évaluation performant.
A noter que les investissements de la nouvelle stratégie numérique du Sénégal sont estimés à 1097 milliards de francs CFA avec un master plan qui comprend 12 programmes prioritaires déclinés en 50 projets clés pour la période 2025-2029.