Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a déclaré que l’État du Sénégal a mis fin à une situation jugée injuste concernant les enseignants dits « décisionnaires ». Il s’exprimait mardi lors d’une conférence de presse du gouvernement.
Selon lui, ces enseignants faisaient face à des délais particulièrement longs avant leur intégration dans la Fonction publique, parfois jusqu’à cinq ou six ans après la réussite à leurs examens. Une situation qui entraînait également l’accumulation de rappels financiers importants. Le gouvernement a ainsi décidé d’y remédier à travers la signature d’un protocole visant à corriger ces dysfonctionnements.
Le ministre a par ailleurs évoqué les efforts en cours pour moderniser l’administration, notamment avec la mise en place d’une plateforme numérique destinée à réduire considérablement les lenteurs administratives.
Dans cette dynamique, le ministère de l’Éducation travaille également sur le projet Mirador (Management intégré des ressources axé sur une dotation rationnelle), qui vise à améliorer la gestion des ressources. L’objectif est d’interconnecter les systèmes du ministère de l’Éducation, de la Fonction publique et celui des Finances, notamment la plateforme E-Solde, afin de fluidifier les procédures liées aux enseignants.
Sur le plan de la formation, le ministre a mis en avant les avancées réalisées ces dernières années, indiquant que plusieurs milliers d’enseignants ont été formés en un temps relativement court.
Concernant les infrastructures scolaires, des progrès significatifs ont également été enregistrés. Entre 2025 et 2026, près de 4 000 à 5 000 salles de classe sont en cours de construction, avec pour ambition de supprimer définitivement les abris provisoires à l’horizon 2030.
Enfin, Moustapha Mamba Guirassy a insisté sur l’importance du dialogue entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants. Il a appelé à privilégier une collaboration constructive, centrée sur l’intérêt des élèves, tout en rappelant le rôle fondamental de l’école dans le développement du pays. L’objectif affiché est de construire une société où l’éducation devient une responsabilité partagée par tous les acteurs.
Source : Le Soleil