L’Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres (IFADEM) a permis de former 2 500 enseignants au Sénégal en l’espace de neuf ans. Le bilan a été présenté lors d’un atelier régional consacré à la formation continue des enseignants en Afrique francophone, ouvert le 21 avril 2026 à Saly.
Cette rencontre de trois jours, qui réunit des délégations de plusieurs pays ainsi que des partenaires techniques et financiers, a été présidée par le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy. L’objectif est d’évaluer les acquis du programme et d’identifier les défis à relever pour améliorer la qualité de l’enseignement.
Mis en œuvre depuis plusieurs années au Sénégal, le programme IFADEM est porté par l’Agence de coopération internationale de la Fédération Wallonie-Bruxelles et l’Organisation internationale de la Francophonie, à travers l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation. Il combine formation en présentiel et apprentissage à distance afin de renforcer les compétences pédagogiques des enseignants.
Selon le ministre, les formations ont concerné plusieurs académies, notamment Thiès, Fatick, Kaolack, Kaffrine, Louga, Saint-Louis et Matam. Il a souligné que ce dispositif s’inscrit dans une dynamique de professionnalisation continue des enseignants et de renforcement de leurs capacités.
Moustapha Mamba Guirassy a également rappelé que cette initiative est alignée avec la stratégie nationale « Sénégal Vision 2050 », qui place le capital humain au centre des politiques publiques. Il a salué les efforts réalisés pour améliorer également la formation des encadreurs pédagogiques grâce aux outils numériques.
Les participants à l’atelier ont globalement salué les progrès enregistrés, tout en relevant certains défis, notamment liés au financement des programmes et aux limites de l’enseignement à distance. L’accès à Internet, en particulier en zone rurale, reste également un enjeu majeur.
À ce sujet, le ministre a indiqué que des efforts sont en cours pour renforcer la connectivité sur l’ensemble du territoire, notamment à travers l’installation d’infrastructures dans plusieurs zones reculées.
Au-delà du bilan, les acteurs de l’éducation insistent sur la nécessité de capitaliser sur les acquis du programme afin de renforcer l’équité et la qualité de l’enseignement dans le système éducatif sénégalais.
Source : Le Soleil