Recrutement d’enseignants sénégalais en Guinée : les précisions du ministre Daouda Ngom

Recrutement d’enseignants sénégalais en Guinée : les précisions du ministre Daouda Ngom

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, est revenu, ce jeudi à Dakar, sur le recrutement d’enseignants-chercheurs sénégalais par la République de Guinée, un sujet qui a suscité débats et inquiétudes dans le milieu universitaire.

Des recrutements ciblés et encadrés

Face aux préoccupations, le ministre a tenu à relativiser la situation. Selon lui, ce recrutement ne pose pas de difficultés majeures lorsqu’il concerne certaines catégories d’enseignants :

  • Vacataires à la recherche de travail ;
  • Retraités, libres de tout engagement avec l’État sénégalais.

« Ils ne sont pas tous institutionnellement liés à l’université sénégalaise », a expliqué Daouda Ngom, soulignant que le problème se pose essentiellement pour les enseignants-chercheurs encore sous contrat avec l’État.

Respect des cadres juridiques

Le ministre a rappelé qu’il peut y avoir des problèmes réglementaires lorsque des agents liés à l’État sénégalais signent un contrat public avec un autre pays. Dans ce contexte, le respect des cadres juridiques en vigueur est indispensable.

Une convention de coopération encadrante

Daouda Ngom a mis en avant l’existence d’une convention de coopération universitaire et scientifique entre le Sénégal et la Guinée, signée le 23 mai 2025. Ce protocole encadre la mobilité des enseignants et des étudiants entre les deux pays.

« Nous essayons de dépasser cette situation en mettant en œuvre la convention liant le Sénégal à la Guinée, qui autorise la mobilité des enseignants et qui n’a jamais été un problème », a précisé le ministre.

La mobilité académique comme principe fondamental

Pour le ministre, la mobilité académique est un principe essentiel de la coopération universitaire, à condition qu’elle soit organisée et suivie par les universités en relation avec le ministère.

« La mobilité n’est pas un obstacle en soi, mais elle doit être encadrée », a-t-il insisté, réaffirmant l’engagement du Sénégal en faveur de la coopération régionale.

Un accompagnement dans un cadre réglementé

Enfin, Daouda Ngom a souligné que le Sénégal accompagnera toujours ses pays frères dans la mise en place de formations universitaires, dans un cadre réglementé et respectueux des engagements institutionnels.

Source : https://lesoleil.sn/

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