Le Centre des hautes études de défense et de sécurité (Cheds) a procédé, jeudi 15 janvier 2026, au lancement officiel de sa rentrée académique 2025-2026 au Camp militaire Général Idrissa Fall (ex-Leclerc). Cette nouvelle promotion compte 45 auditeurs inscrits dans des masters dédiés à la défense et à la sécurité.
La cérémonie, qui a réuni autorités civiles et militaires, marque le démarrage des cours pour les auditeurs du Master en sécurité nationale (MSN) et du Master défense, sécurité et paix (MDSP). Elle a également été l’occasion de remettre leurs diplômes aux auditeurs sortants de la promotion 2024-2025.
Selon le directeur du Cheds, le général de brigade Jean Diémé, ces programmes visent à former, sur une durée de neuf mois, des participants civils et militaires, nationaux comme étrangers. L’objectif est de « créer un vivier d’acteurs capables de proposer des réponses efficientes aux menaces et défis sécuritaires nationaux, sous-régionaux et continentaux ».
Former des décideurs stratégiques
La formation ambitionne de familiariser les auditeurs avec les concepts de réflexion stratégique, de géopolitique, de prospective et de renseignement stratégique, dans une approche pluridisciplinaire. Elle offre également un cadre d’échanges entre civils et professionnels de la défense, afin de favoriser une compréhension globale des enjeux sécuritaires et de renforcer leur contribution à l’élaboration des politiques publiques.
À l’issue du cursus, les auditeurs, issus de divers horizons professionnels, devront être en mesure d’identifier les menaces, de développer une capacité d’analyse stratégique et d’améliorer leurs aptitudes à la prise de décision grâce aux enseignements reçus.
Un levier pour une défense souveraine
Présent à la cérémonie, le ministre des Forces armées, Birame Diop, a salué la pertinence de cette formation, qu’il considère comme un levier essentiel dans la construction d’une défense souveraine.
« La constance du Cheds dans le développement du capital humain vient enrichir et nourrir la réflexion stratégique nationale. Dans un monde marqué par des rivalités de puissances, il nous faut développer une analyse critique et une vision transversale endogène pour apporter des réponses efficaces aux décideurs publics face aux diverses menaces sécuritaires dans la sous-région », a-t-il déclaré.
Source : https://lesoleil.sn/