La suppression du concours d’entrée en sixième vise à garantir à tous les enfants la continuité de leur scolarité. Selon Papa Baba Diassé, directeur des Examens et concours, cette réforme a été décidée en tenant compte des capacités d’accueil du système éducatif. Il défend une mesure fondée sur l’équité, l’obligation scolaire et la réussite de tous les apprenants.
Une réforme qui tient compte des réalités du système éducatif
La suppression du concours d’entrée en sixième ne signifie pas que les autorités ignorent les contraintes liées à l’accueil des élèves dans les collèges. Le directeur des Examens et concours, Papa Baba Diassé, assure que les capacités du système éducatif ont été prises en considération dans la décision.
Selon lui, cette réforme vise à corriger les limites juridiques, sociales et pédagogiques de l’ancien dispositif de sélection, sans pour autant remettre en cause l’exigence de qualité dans l’enseignement.
Il rappelle que le concours d’entrée en sixième avait été instauré dans un contexte marqué par le manque d’infrastructures scolaires et l’insuffisance du personnel enseignant. À l’époque, le nombre de places disponibles dans les collèges ne permettait pas d’accueillir tous les élèves issus de l’élémentaire.
« Les places offertes dans les collèges étaient limitées par l’insuffisance des infrastructures et du personnel enseignant. Le concours permettait alors de sélectionner les élèves en fonction des capacités d’accueil disponibles, et non exclusivement de leurs performances scolaires », explique Papa Baba Diassé.
Garantir la scolarité obligatoire pour tous
Pour le responsable, le concours d’entrée en sixième ne constituait pas véritablement un outil de promotion de l’excellence scolaire. Il représentait surtout un mécanisme de sélection imposé par les contraintes matérielles du système éducatif.
« Ce n’était pas un concours d’excellence », insiste-t-il, soulignant que les capacités d’accueil disponibles déterminaient largement l’accès au collège.
La suppression de ce dispositif traduit ainsi une nouvelle orientation de la politique éducative, fondée sur le principe de la scolarité obligatoire de six à seize ans. Cette exigence implique que chaque enfant puisse poursuivre son parcours scolaire au-delà de l’enseignement élémentaire.
« Supprimer l’Entrée en 6e, c’est appliquer le principe de l’éducation de base pour tous jusqu’à seize ans », affirme Papa Baba Diassé.
Cette réforme représente, à ses yeux, une avancée sociale importante. Elle vise à renforcer l’égalité des chances et à limiter les obstacles qui empêchent certains élèves de poursuivre leurs études. L’objectif est notamment d’éviter que l’accès au collège dépende d’un mécanisme de sélection lié au nombre de places disponibles.
« L’objectif consiste désormais à maintenir tous les apprenants dans le système éducatif pendant la durée de la scolarité obligatoire », précise-t-il.
Des mesures d’accompagnement nécessaires
La mise en œuvre de cette réforme suppose toutefois des mesures permettant de répondre aux besoins croissants du système éducatif. Papa Baba Diassé indique que le ministère de l’Éducation nationale a pris en compte les enjeux liés au développement des infrastructures scolaires, au recrutement du personnel et à la formation des enseignants.
Ces mesures d’accompagnement sont essentielles pour assurer la continuité des parcours scolaires tout en préservant la qualité de l’enseignement.
À travers la suppression du concours d’entrée en sixième, les autorités entendent ainsi privilégier un système plus inclusif, dans lequel chaque enfant peut poursuivre sa scolarité obligatoire, avec l’ambition de favoriser la réussite de tous.
Source : Le Soleil